Quai 101 : un nouveau jalon dans le secteur du vrac liquide au Port de Montréal
Depuis le début du mois de mai 2026, un chantier se met en branle dans le secteur du vrac liquide : celui de l’optimisation et la mise à niveau du quai 101. Ce quai, inutilisé depuis plus de 20 ans, est destiné à soutenir un projet majeur en cours de développement au port de Montréal : le nouveau terminal pétrolier de la Corporation internationale d’avitaillement de Montréal (CIAM), qui devrait être opérationnel en début 2027.
Entamé depuis octobre 2023, le chantier du terminal est aujourd’hui bien avancé : les pipelines, cinq réservoirs et une partie des infrastructures ont déjà été réalisés, en parallèle des travaux de gestion des sols contaminés.
Ce nouveau terminal permettra notamment :
- une augmentation des volumes manutentionnés, estimés à plus de 500 000 tonnes par année
- le développement d'un nouveau marché du secteur du vrac liquide
- l’alimentation en carburant de l’aéroport de Montréal, ainsi que celui de Toronto
Optimiser pour la sécurité des navires
À l’heure actuelle, le quai 101, situé entre un terminal de vrac liquide exploité par Valero et un terminal de vrac solide exploité par Logistec, n’était plus adapté depuis le démantèlement des anciennes installations pétrolières en 1988.
Il doit donc faire l’objet de divers travaux afin de pouvoir accueillir sécuritairement les navires pour les besoins opérationnels du futur terminal CIAM, soit des navires pouvant aller jusqu’à 228 mètres de long.
Les travaux s’échelonneront de mai à novembre et comprennent notamment la réfection des façades du quai, l’installation de nouvelles défenses d’accostage, des travaux d'excavation au fond marin et la consolidation d’un caisson.
Un chantier complexe à coordonner

Pour Rémi Provost, ingénieur spécialiste des travaux de quais à l’APM depuis sept ans, la principale particularité du projet réside dans la coactivité des chantiers. Les travaux de réfection du quai doivent en effet être réalisés tout juste à côté du chantier majeur de construction du nouveau terminal, « ce qui entraîne beaucoup de coordination additionnelle en amont. Il faut gérer la zone de chantier, aussi bien au niveau de l’espace que du temps. » La planification des travaux, les accès, les zones de circulation et les échéanciers doivent être coordonnés avec précision dès l’étape de conception afin d’assurer le bon déroulement des opérations et la sécurité de tous les intervenants.
Un effort collectif
Comme tous les projets d’infrastructure portuaire, cette réfection repose sur la collaboration de plusieurs équipes. Soulignons notamment la contribution de Nora Menasria et d’Yvon Bureau dans la conception et l’exécution du projet, ainsi que la collaboration des équipes de l’immobilier, de l’environnement et de la capitainerie pour l’ensemble de la coordination.
Découvrez l'évolution du chantier en images :
14 mai 2026






