Le printemps bat son plein aux nichoirs à hirondelles de Contrecœur
Le printemps est bien installé… et les hirondelles de rivage sont de retour à Contrecœur! Depuis leur installation en 2019, les nichoirs aménagés sur le site connaissent un réel succès, et cette année ne fait pas exception.
Des nichoirs adaptés aux besoins des hirondelles
Chaque printemps, ces petits oiseaux migrateurs reviennent y pondre leurs œufs dans leurs cavités creusées dans le sable. À Contrecœur, des parois de béton verticales leur permettent d’accéder à un banc de sable spécialement aménagé pour recréer leurs conditions naturelles de nidification.
Ces structures offrent un environnement sécuritaire et bien adapté pour accueillir les oisillons. Les parois reproduisent l’apparence d’un talus naturel tout en assurant une plus grande stabilité. De plus, le béton représente un allié inattendu pour les hirondelles ! Grâce à leurs surfaces verticales, les structures empêchent les prédateurs — renards, mouffettes et ratons laveurs — d’atteindre les nids. Impossible également pour eux d’élargir les cavités pour y glisser leurs pattes ou leur museau.
Un succès qui se confirme année après année
Le site compte aujourd’hui près de 1300 cavités accessibles aux oiseaux, avec un taux d’occupation d’environ 95 %. Chaque année, on y observe quelque 800 naissances.
Les hirondelles utilisent les nichoirs durant toute la période de reproduction. Une fois les jeunes assez forts pour voler, toute la colonie quitte le site pour migrer vers le sud avant de revenir au printemps suivant.
Cette année, ces aménagements jouent un rôle encore plus important. Avec les travaux en cours, aucune portion naturelle de la berge longeant la propriété du Port n’est accessible aux hirondelles. Les nichoirs deviennent donc essentiels pour soutenir la présence de l’espèce dans le secteur.
Des équipes mobilisées pour préparer la haute saison
Pour assurer le succès de la saison, un important travail d’entretien est réalisé chaque année dès les premières semaines du printemps. Les équipes redressent les talus de sable lorsqu’ils s’affaissent, enlèvent la végétation autour des murets, nettoient les cavités et réparent les fissures.
Tout est mis en place pour que les nichoirs soient prêts juste à temps pour la haute saison.
Des suivis sont également réalisés afin d’évaluer la fréquentation et le succès de nidification du site. D’autres colonies naturelles situées à proximité — notamment à l’île aux Bœufs, à l’île aux Prunes et à l’île Saint-Ours — font aussi l’objet d’un suivi en collaboration avec les Abénakis.
Un bel exemple d’aménagement pour protéger la biodiversité !
27 mai 2026




