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Stéphane Nolet, fondateur de Maple3

LES ORIGINES

De l’érablière aux marchés internationaux

Issu d’une famille d’acériculteurs depuis quatre générations, Stéphane Nolet connaît l’érable sous toutes ses formes. Une question se pose… : si le sirop d’érable est connu partout dans le monde, pourquoi l’eau d’érable ne serait-elle pas commercialisée elle aussi ? C’est ainsi que Maple 3 voit le jour, avec l’objectif de faire découvrir cette eau végétale naturelle et ses qualités. Dès le départ, l’entreprise vise large et voit le potentiel du produit à l’export. « C’est un produit tellement unique, qui représente bien le Canada », souligne Yannick Leclerc, directeur général de Maple 3. Leur intuition s’avère juste : « On a vendu notre première palette en Inde avant d’en vendre une en Ontario ! »

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DES CHIFFRES QUI PARLENT

Une croissance remarquable

Le succès international est rapidement au rendez-vous. « Aujourd’hui, 70 % de nos revenus sont réalisés hors Canada », explique Yannick. Maple 3 est ainsi devenue un des chefs de file de cette industrie émergente.

70 %

de revenus hors Canada.

L’Asie demeure le plus gros marché, mais l’Europe occupe une place grandissante

 

13

pays desservis.

Maple 3 propose maintenant son eau d’érable en versions pure, gazéifiée ou aromatisée.

Des millions

de litres par année.

« On est passés de 16 000 litres embouteillés à nos débuts, en 2013, à quelques millions de litres par année ! »

 

UN ATOUT STRATÉGIQUE

Le Port de Montréal, un allié logistique

Pour une PME qui réalise la majorité de ses ventes à l’étranger, une chaîne logistique efficace est essentielle. La proximité du Port de Montréal procure à Maple 3 un avantage concret. « Nos entrepôts sont à quelques heures de route du Port, ce qui réduit le camionnage, la manutention et les délais. Avec les départs fréquents vers l’Europe, on livre nos importateurs plus rapidement qu’en passant par un autre port », poursuit-il.

Cette proximité offre également de précieux avantages financiers. Cela nous permet d’être plus compétitifs et de garder une marge intéressante. 

Employés de l'usine de Maple3

LE POINT DE VUE D'UN EXPERT

Des conseils à donner pour réussir sa stratégie d’exportation ?

Comprendre chaque marché pour mieux l’aborder ! suggère Yannick. Exporter un produit ne consiste pas simplement à le placer dans un conteneur.
Yannick Leclerc

« Le concept d’épicerie, la façon d’occuper les tablettes et les habitudes d’achat sont différents. Ça change complètement la façon de présenter le produit ». Son principal conseil aux entreprises qui souhaitent se lancer à l’international est simple : « Déplacez-vous pour comprendre le marché ! Rien ne remplace le fait d’aller voir les tablettes, de rencontrer les importateurs et de goûter à ce que fait la concurrence sur place. C’est là qu’on comprend comment notre produit doit être présenté. »

Le choix des partenaires joue également un rôle déterminant. Maple 3 privilégie notamment des importateurs exclusifs qui connaissent bien leur territoire et sont prêts à investir dans le développement et la commercialisation de la marque. « En Corée du Sud, par exemple, notre importateur est passé par des ambassadeurs de marque et des influenceurs. C’est devenu l’un de nos plus gros marchés ».

LA SUITE

La prochaine étape pour cette PME qui nourrit de grandes ambitions ?

Poursuivre la diversification de ses marchés, nous confie Yannick. Une chose est sûre : le Port de Montréal sera là pour l’accompagner dans la suite de son expansion !

Yannik Leclerc