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Enfants à la Colonie Sainte Jeanne d'arc

Fêtant cette année ses 95 ans, la Colonie accueille ses jeunes filles dans ses grands bâtiments en bois, au bord du fleuve Saint-Laurent et entouré de sites permettant une multitude d’activités incluant hébertisme, tir à l’arc, kayak, piscine, mini putt, paddle board, mais aussi une friperie communautaire et un bel espace autour du feu.

Toutes origines socio-économiques

Jessica Charland
Jessica Charland, directrice de la Colonie Sainte-Jeanne d'Arc

Au cœur de sa philosophie : la volonté d’accueillir des participantes venant de toutes origines socio-économiques, grâce à une grille tarifaire selon le revenu. « Toutes les jeunes filles peuvent profiter du camp, peu importe leur situation » nous explique Jessica Charland, directrice de la Colonie. « Ce sont des filles dont les parents n’ont pas forcément les moyens de les inscrire aux activités parascolaires, de partir en vacances et de voyager ».

Environ 40% des participantes sont également recommandées par des organismes de la région, comme des CLSC, des centres de pédiatrie sociale ou des intervenants. Dans ce cas, il peut s’agir de jeunes filles qui ont des difficultés comportementales, afin d’offrir une pause du contexte familial parfois tendu, autant pour les jeunes que pour les parents. « C’est parfois la seule occasion de l’année de vivre des moments hors du contexte familial. » En renfort, l’équipe compte trois intervenantes en éducation spécialisée, qui soutiennent les animateurs et animatrices dans le développement de compétences, l’encadrement et l’animation. « Pour favoriser l’intégration, on choisit de créer des petits groupes, avec des ratios de 2 adultes par groupe de 12, pour prendre soin des jeunes ».

Vivre des succèsEnfants tirant à l'arc

Face à cette clientèle parfois fragile, « tout est fait pour qu’elles vivent le camp comme un succès », précise Jessica. « Certaines jeunes filles sont en échec dans plusieurs sphères de leur vie, alors on se donne les moyens pour qu’ici, ça fonctionne. » Pour elles, la Colonie représente un espace stable et sécuritaire qu’elles peuvent retrouver chaque été. « C’est l’endroit où elles se sentent le mieux. »

Pour cela, l’ingrédient clé demeure la passion : quelque chose dont Jessica ne manque pas ! Elle-même une ancienne campeuse dans son enfance, Jessica est revenue dès l’adolescence pour devenir monitrice. Au fil des ans, elle a occupé divers postes, incluant intervenante, coordonnatrice, animatrice, puis directrice des opérations. Et depuis 2019, elle s’occuper de la direction générale. « J’ai fait tous les postes sauf homme d’entretien ! » nous dit-elle en riant.

Tipi et enfantsPourquoi avoir choisi une formule exclusivement féminine ? Créé il y a près d’un siècle, le camp avait pour première mission de « protéger les enfants de la cité de Montréal et particulièrement les enfants du sexe féminin de familles pauvres, contre les dangers de toutes les espèces qu’ils sont exposés durant les vacances d’été ». Depuis, cet objectif a bien sûr changé… En revanche, la formule destinée aux filles est restée. « Beaucoup se sentent plus libres dans ce contexte. Elles sentent qu’elles peuvent être elles-mêmes, s’exprimer, essayer des choses qu’elles n’auraient pas essayées dans un contexte mixte. Elles se permettent de faire des erreurs et se mettre moins la pression pour tout réussir. »

Activités variées

Coucher de soleil et enfants

Les activités proposées varient entre un profil plein air — axé sur les activités sportives variées — et un profil créatif, avec au programme des activités artistiques, comme la danse et les arts plastiques. Et la formule plait : « chaque année le dernier jour du camp certaines sont en larmes… Plusieurs reviennent plusieurs fois dans l’été, et la plupart reviennent d’une année sur l’autre ».

Mais pour maintenir sa qualité de service, l’équipe gère son lot de défi avec, en premier lieu, celui du financement. L’organisme étant un OBNL, l’équipe fait « des petits miracles » nous dit Jessica, pour réussir à offrir un camp à la hauteur des attentes malgré la hausse du coût de la vie et la pénurie de main-d’œuvre. « Comme on s’adresse à une clientèle défavorisée, on ne peut pas refiler la facture à nos clients. Mais on veut continuer à offrir un camp de qualité. »

 

Une expertise en soutien

Cette année, en plus de son soutien financier habituel, l’APM a mis la main à la pâte pour concevoir et réaliser un don d’un autre ordre.

L’organisme avait un projet d’aménagement et d’embellissement de ses espaces extérieurs, ainsi que le souhait d’ajouter des bancs autour l’espace feu, « un endroit clé pour un camp de vacances ! » nous dit Jessica Charland, directrice de l’organisme, « et qui jusque récemment n’était meublé que de bûches peu confortables ».  

Misant sur son expertise interne, l’APM a offert sa contribution pour ces deux projets, soit la construction de quatre bacs à fleurs afin d’embellir l’entrée du site et de six magnifiques bancs en bois à être installés autour du foyer.  

Le projet, pris en charge par l’équipe d’entretien aux bâtiments de la gestion des infrastructures et le BGP, allait de la conception des plans au choix du modèle et des matériaux, jusqu’à la construction des bacs et des bancs et même la livraison ! Ceux-ci ont été conçus et réalisés par Nicolas Beauchemin et Sylvain Bouchard, techniciens à l’entretien mécanique et aux bâtiments, et coordonnés par Sylvain Nadeau, chef d’équipe aux travaux civils, et livrés par Nicolas Beauchemin et Marc-Olivier Lavoie, opérateur spécialisé.

Construction du bcConstruction du bancBacs en construction

Verdict : « On n’aurait jamais pu acheter en magasin quelque chose d’aussi beau ! », poursuit Jessica Charland. « Ils ont choisi du cèdre, car cela ne pourrit pas, ont réfléchi la conception pour que l’eau s’égoutte et que tout soit durable dans le temps. Les bacs seront là pour de nombreuses années à venir ». Prochaine étape : le choix de fleurs colorées pour les orner et créer un effet wow dès l’arrivée sur le site !

Quant aux bancs, ils occupent désormais une place de choix avec vue sur le fleuve et couchers de soleil magnifiques, prêts à accueillir des groupes d’enfants heureux autour de guimauves, de chansons et d’un feu de camp.

Cette initiative témoigne aussi de la volonté de l’APM de venir en soutien au développement de la communauté d’accueil du projet Contrecœur, notamment auprès de ses organismes communautaires.

Bancs livrés