Le Port au fil de l'eau
Depuis le fleuve, le Port de Montréal dévoile un paysage aussi impressionnant que méconnu. Au fil de votre trajet en navette fluviale, repérez les quatre escales sur la carte et écoutez les capsules audio pour découvrir l’histoire, les installations et les activités qui défilent sous vos yeux.
MODE D'EMPLOI
Comment profiter du parcours
Repérez votre position
Suivez le trajet de la navette et localisez les escales sur la carte. Chaque capsule est numérotée et associée à une couleur.
Observez le paysage
Identifiez les installations portuaires qui se trouvent devant vous.
Lancez la capsule
Appuyez sur lecture et écoutez l'histoire du secteur pendant que vous le longez.
LA CARTE
Quatre escales le long du fleuve

LES CAPSULES AUDIO
Quatre escales, quatre histoires

Escale 1
Vieux-Port
Apprenez-en plus sur quelques lieux emblématiques, comme la Tour de l’Horloge, l’ancien entrepôt frigorifique, le pont Jacques-Cartier et l’ancienne prison du Pied-du-Courant.
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L’arrivée et le départ de la navette se font dans le secteur du Vieux-Port, point d’origine de l’histoire de Montréal. Depuis les débuts, tout s’organise autour du fleuve. Les premiers navires viennent échanger des marchandises, des commerces s’installent sur les berges et, au fil du temps, le port se construit. Les quais deviennent permanents, les entrepôts se multiplient et Montréal se développe grâce au commerce maritime.
Aujourd’hui, le Vieux-Port accueille des plaisanciers, des navettes comme celle-ci, mais aussi des navires de croisière au départ du Grand Quai, à destination de l’Europe et des États-Unis. Et, à partir de l’hiver 2027 : des croisières hivernales !
La tour blanche qui marque l’entrée du port depuis plus de cent ans est la Tour de l’Horloge. Elle commémore les marins de la Marine marchande disparus en mer pendant la Première Guerre mondiale. Aujourd’hui, on y trouve une plage et une promenade au bord de l’eau. Mais jusque dans les années 1970, l’espace était occupé par des hangars et des galeries de convoyeurs. Avec le développement des terminaux à conteneurs, les activités portuaires ont été déplacées vers l’est et l’ensemble de ce secteur a été réaménagé.
Le grand bâtiment brun situé à côté est l’ancien entrepôt frigorifique. Aujourd’hui, ce sont des condos de luxe, mais lors de sa construction en 1922, c’était le plus grand entrepôt frigorifique au monde. Sur neuf étages, on y conservait de la viande, des produits laitiers et d’autres aliments périssables grâce à un système de réfrigération moderne à base d’ammoniac. Les quatre tours sur le toit ne sont pas des cheminées : elles faisaient partie du système de protection contre les incendies. Aujourd’hui, elles abritent certains des plus beaux appartements de l’immeuble.
On aperçoit aussi d’anciens bâtiments industriels, comme la brasserie Molson et les bâtiments de la Canada Rubber Company, célèbre pour ses bottes de pluie. Leur présence n’est pas un hasard : elles étaient installées ici pour profiter de la proximité du port, qui facilitait la distribution de leurs produits.
La navette passe sous le pont Jacques-Cartier. Lors de son inauguration, en 1930, il s’appelait le pont du Havre, en référence à la Commission du havre, l’ancien nom de l’Administration portuaire de Montréal, qui a supervisé sa construction. À la fin des années 1950, sa partie sud a été rehaussée pour permettre le passage des navires de la nouvelle Voie maritime du Saint-Laurent. Aujourd’hui, plus de 100 000 véhicules traversent le pont chaque jour, ainsi que des centaines de milliers de piétons et de cyclistes chaque année.
Et juste à droite du pont se trouve l’ancienne prison du Pied-du-Courant. Saviez-vous qu’un tunnel était aménagé au bord du quai pour accéder directement du navire à la prison ?
Ici, le fleuve, les quais, les ponts et les anciens bâtiments industriels racontent tous la même chose : Montréal s’est construite en regardant vers le fleuve.
Escale 2
Vrac solide
Céréales, sel, sucre, minerai et même cargaisons hors normes : découvrez les marchandises et les installations impressionnantes du secteur du vrac solide.
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Chaque année, des millions de tonnes de céréales, de minerai, de sucre, de sel, de gypse ou d’engrais transitent par ces installations.
Prenons le sel, par exemple. Chaque hiver, les routes que vous empruntez sont probablement déglacées grâce à du sel passé par ici. Entre 300 000 et 400 000 tonnes arrivent chaque année des Îles-de-la-Madeleine avant d’être redistribuées au Québec et en Ontario.
Ces quais accueillent aussi des cargaisons hors normes. Les pièces du nouveau pont Champlain, un immense tunnelier utilisé pour creuser le métro de Montréal ou encore des pales d’éoliennes sont tous passés par ces installations.
Vous verrez aussi des entrepôts et des bâtiments qui témoignent d’une époque où Montréal était l’un des plus importants ports céréaliers au monde, pendant une bonne partie du 20e siècle. Les récoltes arrivant de l’Ouest canadien par train sont expédiées vers l’Europe. Pour répondre à cette croissance, des élévateurs à grain ont été construits dans ce secteur, afin de désengorger le port situé plus à l’ouest.
L’imposant élévateur à grain de Bunge, par exemple, est encore en activité. Avec ses 350 silos, il peut entreposer jusqu’à 260 000 tonnes de céréales. C’est aussi le seul terminal céréalier du Saint-Laurent doté de trois flèches de chargement pour charger les navires à une vitesse pouvant atteindre 5500 tonnes par heure.
Ce paysage industriel raconte une facette essentielle du Port de Montréal : depuis plus d’un siècle, c’est ici que transitent les matières premières qui alimentent nos villes, nos industries… et même nos cuisines.


Escale 3
Conteneurs
D’immenses grues, des navires de 300 mètres de long et des milliers de conteneurs : découvrez comment ces installations font circuler les marchandises qui alimentent notre quotidien.
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Les quatre terminaux à conteneurs internationaux du Port de Montréal se reconnaissent immédiatement à leurs immenses grues-portiques, spécialement conçues pour charger et décharger les conteneurs des navires.
C’est ici qu’a commencé une petite révolution. En 1968, le Port de Montréal inaugure le tout premier terminal à conteneurs du Canada : le terminal Cast, à l’est du secteur. À l’époque, le conteneur transforme complètement le transport maritime. En standardisant les dimensions des cargaisons, il devient possible de charger et de décharger les navires beaucoup plus rapidement. Aujourd’hui, les quatre terminaux sont exploités par deux entreprises : Termont et la Société Terminaux Montréal Gateway. Le plus récent, le terminal Viau, à l’extrémité ouest, a été achevé en 2020.
Chaque grue peut soulever plus de 60 tonnes et déplacer près de 200 conteneurs en seulement huit heures. Et chaque année, plus de 1,5 million de conteneurs transitent par le Port de Montréal. Certains arrivent par camion ou par train avant d’être chargés sur un navire. D’autres suivent le parcours inverse : ils arrivent par bateau, puis repartent rapidement vers les commerces et les entreprises du Québec, du reste du Canada ou des États-Unis. Les terminaux ne servent pas à entreposer les marchandises : l’objectif est que les conteneurs y restent moins de trois jours.
Mais que transportent-ils ? À l’importation : café, vin, vêtements, meubles et appareils électroniques, par exemple. À l’exportation : soya, lentilles, sirop d’érable ou encore produits forestiers.
En fait, il y a de bonnes chances que le téléphone avec lequel vous avez scanné ce code QR, que les écouteurs avec lesquels vous écoutez cette capsule, ou que le café que vous avez bu ce matin, soient passés par ici, dans un conteneur sur un de ces terminaux.
Et les navires qui accostent à ces quais sont à la hauteur de ces opérations. Les plus grands porte-conteneurs qui visitent Montréal mesurent environ 300 mètres de long, soit l’équivalent de trois terrains de soccer placés bout à bout.
Chaque conteneur que vous voyez est une étape d’un voyage beaucoup plus vaste. Certains viennent de parcourir des milliers de kilomètres sur l’océan ; d’autres s’apprêtent à traverser le Canada par train ou par camion.
Escale 4
Vrac liquide
Ce secteur paraît calme, pourtant il compte parmi les plus actifs du port : les produits circulent dans un vaste réseau de conduites reliant les navires, les réservoirs et les installations de distribution.
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Le secteur du vrac liquide, situé à l’extrémité est du Port de Montréal, semble à première vue beaucoup plus calme que les terminaux à conteneurs ou le secteur du vrac solide où sont manutentionnés les céréales et le sucre. Pourtant, c’est une des zones les plus actives du port.
La raison est simple : ici, on ne voit presque jamais la marchandise. Une fois le navire-citerne amarré au quai, les produits circulent discrètement dans un réseau de conduites. Comme un immense système de plomberie qui relie les navires, les réservoirs, les raffineries et les réseaux de distribution.
Le secteur compte six terminaux exploités par différentes entreprises, dont Shell, Valero, Suncor, Norcan et Parkland. Ensemble, ils manutentionnent chaque année entre 10 et 15 millions de tonnes de marchandises liquides.
Les grands réservoirs blancs servent à entreposer les différents produits manutentionnés. Au total, pas moins de 14 millions de barils peuvent y être stockés ! Les navires accostent à l’un des treize postes à quai, où de grands bras métalliques, appelés bras marins, sont raccordés directement au navire. Des stations de pompage mettent ensuite les liquides en mouvement dans les pipelines, qui les acheminent vers les réservoirs, puis vers les raffineries ou les postes de chargement pour camions et wagons-citernes. Tout est conçu pour que les produits circulent rapidement, efficacement et en toute sécurité.
Derrière ces installations se cache également un important dispositif de sécurité : détecteurs de fuites, systèmes de mousse anti-incendie, vannes d’arrêt d’urgence et autres détecteurs permettent de prévenir les incidents et d’intervenir rapidement au besoin.
On associe souvent ce secteur au pétrole, et avec raison. C’est ici que transitent notamment l’essence qui alimente nos voitures, le carburant des avions et le diesel utilisé pour le transport des marchandises. Mais les terminaux de vrac liquide reçoivent bien d’autres produits. On y manutentionne aussi de l’asphalte qui servira à construire ou réparer nos routes, de l’alcool éthylique utilisé notamment dans les carburants et l’industrie, de la mélasse destinée à l’alimentation animale ou à la fabrication de certains produits alimentaires, ainsi que des engrais essentiels à l’agriculture.
On en parle moins, mais ce secteur est un maillon incontournable de la chaîne d’approvisionnement. Les produits qui transitent ici alimentent les réseaux de transport, les industries et les entreprises d’ici, avant d’être distribués partout au Québec, au Canada et à l’étranger.

LE PORT DE MONTRÉAL
Un carrefour maritime au cœur du continent
Le Port de Montréal est un port diversifié qui manutentionne des marchandises conteneurisées ainsi que du vrac solide et liquide. Ses installations s'étendent sur 30 kilomètres le long du fleuve Saint-Laurent et relient Montréal à de nombreux marchés internationaux.
1,5 M+
conteneurs EVP manutentionnés/an
140
pays dans le monde
34,3 M
de tonnes de marchandises/an
37 000
emplois directs, indirects et induits
EN COLLABORATION AVEC

