Contrecœur : le parcours hors normes des pieux du futur quai
Des pièces d’acier de plus de 30 mètres, un transport hors normes et une installation au millimètre près : la construction du futur quai du terminal à conteneurs de Contrecœur représente un défi d’ingénierie et de logistique de taille.
Alors que les travaux en eau progressent, avec notamment la construction de la jetée de travail, le chantier a franchi
Au total, 239 pieux d’acier, dont 230 en façade du fleuve et neuf à l'arrière, entreront dans cette structure. Combinés aux palplanches livrées en juillet dernier, ils formeront une paroi d’acier continue, appelée mur combiné (combi-wall). À cela s’ajouteront 192 pieux supplémentaires destinés à soutenir les fondations en béton des grandes grues de manutention des conteneurs.
Pour franchir cette nouvelle étape, nos équipes peuvent compter sur une chaîne de collaboration exceptionnelle qui réunit des expertises en ingénierie, en fabrication, en transport, en logistique et en travaux maritimes !
239
pieux d'acier dans la structure du quai
192
pieux pour soutenir les fondations en béton des grues de manutention de conteneurs
500 000
tonnes de pierre pour aménager la jetée de travail
5,5
mètres d'ancrage dans le roc
Une fabrication québécoise pour des pièces hors normes
Le parcours commence à Saint-Félix-de-Kingsey, près de Drummondville, dans l'usine d'une entreprise familiale québécoise, Pipe & Piling Supplies.
Fabriqués à partir d'acier canadien, leur conception répond à des exigences techniques précises : leur longueur varie notamment selon la profondeur du roc et les conditions d'appui, tandis qu'une épaisseur d'acier additionnelle est prévue pour tenir compte de la corrosion liée à leur exposition à l'eau. La fabrication, amorcée vers la fin juin, se poursuivra jusqu'à la fin de l'hiver ou au début du printemps.
1,83
mètre de diamètre
23,5 à 33,35
mètres de longueur
35
tonnes
De l'usine au chantier : une logistique de précision
Une fois fabriqués, les pieux doivent parcourir la route jusqu'à Contrecœur. Une opération qui ne s'improvise pas lorsqu'il faut transporter des pièces d'acier de plusieurs dizaines de tonnes ! De plus, la production, les livraisons et l'installation se déroulent en parallèle, ce qui exige une planification rigoureuse pour assurer un approvisionnement continu du chantier.
Chaque pieu est acheminé au site du projet via le réseau routier supérieur sur un camion adapté à ses dimensions. Les huit pièces dépassant 32 mètres nécessitent des transports spécialisés avec escortes. Rendus au chantier, les convois doivent également emprunter les chemins temporaires aménagés pour les véhicules lourds.
Les livraisons, commencées en août, se poursuivront jusqu'à la fin mars, à un rythme prévu d'environ deux pieux par jour. Chaque arrivée doit être coordonnée avec les équipes sur place pour assurer le déchargement, la manutention et l'entreposage sécuritaires des pièces.
Une attention particulière est également portée aux serrures soudées sur les pieux, dans lesquelles viendront s'insérer les palplanches. Ces éléments doivent être protégés pendant le transport et la manutention pour éviter toute déformation qui pourrait compromettre leur assemblage.
Une installation qui exige puissance et précision
Sur le site du chantier, l'installation des pieux mobilise une combinaison d'équipements spécialisés, dans des conditions géologiques qui varient d'un emplacement à l'autre : grues, vibrofonceur, marteau hydraulique, foreuse et machinerie lourde.
Les équipes travaillent depuis une jetée de travail aménagée à l'aide d'environ 500 000 tonnes de pierre, qui permet de réaliser les travaux à partir de la terre ferme. Une partie des matériaux situés devant le mur sera ensuite retirée pour dégager la nouvelle façade du quai.
La première étape consiste à positionner les pieux à l'aide d'un gabarit de 52 tonnes, une imposante structure d'acier d'environ 26 mètres de long, conçue pour guider et contrôler simultanément l'alignement de cinq pieux.
Une fois positionné, chaque pieu est enfoncé par vibrofonçage jusqu'au toit du roc. Lorsque requis, un marteau hydraulique prend le relais pour atteindre les critères de battage et d'encastrement.
Et le travail ne s'arrête pas là : les équipes procèdent également au forage à l'intérieur du pieu et réalisent un ancrage d'environ 5,5 mètres dans le roc, avant d'installer l'armature et de procéder au bétonnage. Les palplanches sont ensuite insérées entre les pieux par vibrofonçage pour compléter progressivement le mur combiné.
Un chantier d'envergure, une expertise collective
Derrière la réalisation du futur terminal à conteneurs de Contrecœur, une multitude d’équipes mettent leur savoir-faire en commun pour concrétiser une infrastructure stratégique qui renforcera la capacité et la compétitivité du Port de Montréal pour les décennies à venir. Une expertise collective au cœur d’un chantier d’envergure ! Vous voulez en savoir plus sur l’installation des pieux et palplanches ? Consultez ce document de présentation.
20 octobre 2026



