C'est pourquoi l'APM a créé, il y a plusieurs années, deux comités qui sont toujours à l'œuvre et qui regroupent tous les acteurs engagés dans l'activité portuaire. Le comité de la compétitivité s'intéresse à tout ce qui peut rendre plus concurrentiel l'ensemble du système portuaire, tandis que celui des opérations cherche à améliorer le fonctionnement du système et à le rendre plus performant.
Pour l'APM, fournir à sa clientèle des installations et des services de tout premier ordre est la meilleure façon de contribuer à la compétitivité du port. C'est son premier rôle et elle ne cesse d'investir dans l'agrandissement et l'amélioration de ses infrastructures : plus de 152 millions de dollars sont prévus uniquement pour la période de 2005 à 2009.

En plus d'utiliser toujours davantage les nouvelles technologies pour rendre plus efficaces la gestion, les opérations et les communications, l'entreprise facilite leur implantation dans l'industrie maritime établie à Montréal.
L'échange de données informatisées s'étend à presque tout le système portuaire de Montréal. Au moins 70 % des manifestes des porte-conteneurs sont transmis électroniquement par les lignes et les agences maritimes à l'Administration portuaire de Montréal et à l'Agence des douanes et du revenu du Canada.
La navigation par satellite et les cartes marines électroniques donnent presque une vision bionique aux pilotes des navires qui vont et viennent dans le port. Les lecteurs électroniques des niveaux d'eau permettent d'optimiser le chargement des navires à fort tirant d'eau.
L'APM dispose de son propre réseau de télécommunication par fibre optique pour transmettre rapidement une abondance d'informations d'un bout à l'autre du port. Ce réseau représente à lui seul un investissement de deux millions de dollars dans les nouvelles technologies.

Afin d'étayer ses décisions et de bien orienter ses efforts de marketing, l'Administration portuaire effectue régulièrement des recherches sur les marchés et leurs tendances, et elle partage les fruits de ce travail avec ses partenaires de l'industrie du transport maritime.
L'APM a été la première administration portuaire canadienne à offrir des primes aux lignes maritimes afin de stimuler le trafic conteneurisé. Depuis 1986, les transporteurs maritimes de conteneurs qui utilisent le port de Montréal ont reçu de l'Administration portuaire au total 126 millions de dollars en primes diverses.
Des actions pour stimuler l'activité portuaire et bâtir l'avenir
Des primes sont offertes aux transporteurs maritimes pour stimuler les trafics de conteneurs international et intérieur, alors que d'autres visent plus particulièrement les trafics méditerranéen, latino-américain, africain et ceux traversant le pont terrestre canadien. Des primes sont également offertes dans le but d'accroître le trafic conteneurisé à destination ou en provenance des marchés nord-américains situés à l'ouest de l'Ontario et des États du Michigan, de l'Indiana, du Kentucky, du Tennessee, de la Georgie et de la Floride.
Tout transporteur maritime peut aussi percevoir, à la fin d'une année, une autre prime pour chaque tonne de marchandises en conteneurs qui excède son trafic moyen des trois années précédentes.
Les transporteurs maritimes de marchandises diverses non conteneurisées et de vracs ne sont pas négligés pour autant. Ainsi, l'Administration portuaire a déjà réduit ses droits de quai sur les produits de l'acier et sur le sucre brut, et ses droits de mise en silo de céréales sont très concurrentiels.

L'Administration portuaire ne fait pas que prendre des mesures pour contribuer à rendre le port plus concurrentiel : elle intensifie aussi ses efforts pour faire valoir les avantages du port de Montréal dans le monde entier. Elle privilégie les activités de marketing et de promotion menées conjointement avec les lignes et les agences maritimes, les entrepreneurs en manutention et les transporteurs ferroviaires.
Par exemple, l'Administration portuaire et ses partenaires font ensemble, chaque année, une tournée des grands marchés nord-américains pour y rencontrer les exportateurs, les importateurs et les transitaires. Avec ses partenaires et clients de première ligne, elle se rend également dans les grandes villes portuaires européennes pour rencontrer les expéditeurs.
La Division marketing et développement de l'entreprise dispose d'un budget annuel de plus de deux millions de dollars pour valoriser les avantages concurrentiels du port de Montréal et procéder à des études de marchés. Ses activités couvrent le développement des marchés, les affaires commerciales et la promotion, les études économiques, les communications et la publicité.

L'Administration portuaire de Montréal est plus déterminée que jamais à poursuivre la mise en ouvre de sa stratégie de développement pour offrir à sa clientèle actuelle et future des installations de pointe capables de satisfaire entièrement ses besoins.
Cette stratégie, adoptée en 1988 à la suite d'études exhaustives portant notamment sur l'évolution des trafics et des besoins d'espace, a été renforcée en 2000 lorsque l'Administration portuaire a refait cet exercice, long et exigeant, qu'est la prévision des besoins à long terme en infrastructures pour assurer l'essor du port. L'exercice a mis en lumière la nécessité de préserver et d'agrandir les infrastructures portuaires, en particulier celles de l'île de Montréal, ainsi que de conserver la réserve foncière de Contrec?ur, située en aval de Montréal.
Fidèle à sa stratégie de développement, l'entreprise continuera de favoriser une exploitation maximale de ses installations sur l'île de Montréal et d'acquérir tout terrain libre, contigu aux zones de manutention actuelles sur l'île de Montréal, et aménageable d'un point de vue économique. Elle conservera également sa réserve foncière de Contrec?ur afin d'assurer la croissance à long terme du port.
Le port de Montréal est promis à un bel avenir. Cette assurance repose sur des forces indéniables, notamment une situation géographique unique et stratégique pour desservir en particulier deux immenses blocs économiques : l'Amérique du Nord et l'Europe. Des installations modernes et efficaces, des services de transport «porte à porte» fiables et rapides, des infrastructures intermodales de pointe, y compris un accès ferroviaire aux quais, ne pourront aussi que contribuer à la croissance du port.
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