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Le Saint-Laurent est une des plus grandes voies navigables intérieures au monde. Son chenal, d'une profondeur de 11,3 mètres (37 pieds) au-dessous du plus bas niveau des eaux (zéro des cartes), est ouvert toute l'année aux navires de tous genres et de toutes dimensions ou presque, y compris des porte-conteneurs pouvant transporter jusqu'à 4 100 boîtes EVP (équivalents à 20 pieds). |



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Le port de Montréal, le choix qui s'impose 365 jours par an.
Que ce soit à bord des navires ou sur les terminaux, on s'active sans relâche au port de Montréal pour fournir un service de premier ordre toute l'année, et ce, depuis près de 40 ans.
En 1964, la Garde côtière canadienne commença en effet d'utiliser des brise-glace pour libérer le chenal et protéger ainsi les riverains du fleuve des inondations printanières dues aux embâcles. La pratique se perpétua et, depuis cette époque-là, hiver et navigation vont de pair.
Les navires à coque renforcée et dotés d'équipements à la fine pointe de la technologie, les systèmes d'aide à la navigation et l'installation de structures de retenue des glaces à des points névralgiques ont aussi contribué à faire de la navigation hivernale une réalité.

Le déploiement et la coordination du travail des brise-glace, la surveillance par hélicoptère et la transmission rapide et efficace de l'information aux navigateurs comptent parmi les activités courantes que la Garde côtière canadienne mène pour faciliter la navigation commerciale.
Elle a également mis en place les mesures suivantes :
- installation d'estacades en acier, à l'extérieur du chenal, pour favoriser et accélérer la formation d'une couche de glace protectrice solide au lac Saint-Pierre (environ 100 km en aval de Montréal) et à des endroits stratégiques, dans le but d'empêcher la production de monceaux de glace et renforcer le courant dans le chenal, ce qui facilite l'évacuation des glaces;
- utilisation d'un système amélioré pour connaître instantanément la pression; exercée par la couche de glace protectrice sur les estacades;
- restauration d'îlots artificiels dans le lac Saint-Pierre afin de stabiliser la couche de glace protectrice sur le lac;
- amélioration du réseau de surveillance par caméras, qui transmettent en direct aux brise-glace des images sur le mouvement des glaces pour accélérer la vitesse d'intervention;
- télédétection par sonar des glaces en mouvement dans le chenal afin de mieux prévoir les risques de formation d'embâcles.
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