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VOISINS DU PORT

Vers une nouvelle gare maritime !


Nos guides: Gilbert Pomerleau, surintendant, et Hugo Leblanc, responsable de la santé
et de la sécurité du chantier de la gare maritime. Le projet est géré par l'APM directement
et par le gérant de construction, l'entreprise Pomerleau.

Le Port de Montréal offrira à sa ville la nouvelle gare maritime Iberville à temps pour les célébrations de son 375e anniversaire. Les travaux vont bon train sur le chantier situé dans le Vieux-Montréal.

En ce 6 juillet, le soleil brille de tous ses feux et chauffe le Vieux-Montréal à 30 degrés, pour la plus grande joie des vacanciers. Mais les travailleurs du chantier de la gare maritime, eux, ont chaud ! « Les gars vont mériter amplement leur salaire, aujourd’hui ! » dit Gilbert Pomerleau, le surintendant du chantier.

La jetée Alexandra au complet grouille de camions, de grues, de bulldozers et de foreuses, dans un ballet orchestré par le directeur du projet. L’activité est à son maximum. L’étape de démolition est très avancée : il ne reste presque plus rien de l’ancienne gare Iberville et de la Maison des marins. Quant au quai de la jetée Alexandra, il fait l’objet d’une sérieuse remise à neuf.

Visite guidée du chantier en 10 photos

 


1.  Voici l’emplacement où se dressait la Maison des marins, un organisme sans but lucratif qui accueille les marins étrangers qui font escale dans le port de Montréal. Elle a été entièrement rasée. « Il fallait démolir tout en préservant le réseau électrique en place, nécessaire pour alimenter les navires amarrés dans le Vieux-Port », explique Gilbert Pomerleau. L’exercice de démolition s’est transformé en travail de précision. La reconstruction débutera dans quelque temps. « La période la plus intense du chantier de construction commencera en septembre et se poursuivra jusqu’en décembre. Nous voulons fermer l’enveloppe du nouvel édifice avant la fin de 2016, pour pouvoir terminer les travaux à l’intérieur pendant le gros de l’hiver », dit Gilbert Pomerleau.

 

2.    Sous l’ancienne gare maritime se trouvait une zone d’entreposage. Cette dernière sera convertie en locaux attenants à la nouvelle gare maritime.

 

3.    Les ouvriers s’emploient à consolider le sol, qui doit être extrêmement stable pour soutenir le futur édifice, qui sera aussi surmonté d’un toit vert ouvert au public. Ici, un travailleur utilise un petit bulldozer pour introduire un tuyau dans un cylindre de métal (pieu) enfoncé dans le sol. Par la suite, la bétonnière viendra se brancher sur le tuyau pour injecter du béton dans le cylindre. Tout le sous-sol de la future gare sera ainsi pieuté pour renforcer sa capacité portante. Ensuite seulement, on pourra couler la dalle de béton à la grandeur de la future salle.

 

4.    Du côté du quai, les travaux avancent bien. On procède actuellement à son renforcement au moyen d’ancrages d’acier. Pour ce faire, on perce des trous obliques dans les parois du quai jusqu’à 18 mètres dans le roc. Dans ces ouvertures, on glisse un caisson, sorte de tuyau de métal.

 

5.  Dans ce caisson, on insère l’ancrage d’acier de 46 mètres de long, comme ceux que l’on voit sur la photo. Puis, on coule du béton dans le caisson pour y emprisonner l’ancrage.

 

6.    Le résultat est probant : c’est du solide ! Il le faut, pour soutenir l’activité autour de la jetée Alexandra, et retenir les grands navires de croisière amarrés au quai. Parfois, des vents violents soufflent sur les navires en direction du fleuve, comme s’ils allaient les arracher du quai. Les amarres se tendent à l’extrême et exercent une tension incroyable sur le quai. Ce dernier doit être aussi résistant que du roc. Le quai sera retenu par 108 ancrages inclinés !

 

 

7.    Tout autour du quai, on installe des pieux verticaux qui sont enfoncés à une profondeur de 4 mètres dans le fond du fleuve. On fore d’abord le trou à l’aide d’une gigantesque foreuse accrochée au câble d’une grue, elle-même installée sur une plate-forme de travail au ras de l’eau.

 

8.    Le projet de restauration prévoit qu’au bout de la jetée Alexandra, le quai sera abaissé pour offrir une proximité avec le fleuve. La flèche verte montre le futur niveau du quai. Cela fera toute une différence par rapport à sa hauteur actuelle ! 

 

9.    Côté sécurité, les hommes doivent respecter des règles strictes. « En plus des bottes renforcées d’acier, du casque et des gants, ils portent la veste de flottaison par-dessus des combinaisons à haute visibilité. Même à 30 degrés, sous le soleil ! », dit Hugo Leblanc. De plus, une embarcation de sauvetage est toujours sur place lors des travaux, au cas où un travailleur tomberait à l’eau.

On remarque la longue bouée orange qui entoure toute la jetée où les travaux sont exécutés. C’est le rideau de turbidité, une large toile qui contient dans un espace restreint les matériaux et résidus de forage qui y demeurent en suspension. Ce rideau protège ainsi la qualité des eaux du fleuve.

 

10.    La lecture des plans de projet a bien évolué, chez Pomerleau ! Les larges plans de papier ont cédé la place à l’écran tactile qui permet d’agrandir un détail, de mesurer des distances, de superposer des plans, etc.

Après sept mois de travaux, le chantier avance bien, sous la gouverne de l’entrepreneur général Pomerleau et du chef de projet du Port de Montréal, Dany Cattiaux. « Ce projet est d’un niveau de complexité élevé et il pose de nombreux défis à l’équipe », dit-il.

Par exemple, il faut porter une attention particulière aux impacts du projet sur la communauté avoisinante. Ainsi, les travaux préparatoires ont été réalisés pendant l’hiver, afin de ne pas nuire aux activités estivales qui se déroulent dans le Vieux-Port et sur la rue de la Commune.

De plus, d’imposants bateaux ont été amarrés de part et d’autre du quai afin de servir d’écran acoustique et visuel. Ils aident grandement à atténuer les inconvénients inévitables reliés à un chantier.

« Je suis fier des personnes qui travaillent d’arrache-pied pour faire de ce projet une réussite pour le Port de Montréal, mais surtout de l’esprit d’équipe qui règne au chantier, beau temps, mauvais temps », conclut Dany Cattiaux.

Pour plus d’information sur le projet de restauration de la jetée Alexandra et de la gare maritime Iberville, cliquez ici.