Commercer avec le monde

BALISE


Les "vélopoussiens" sont des jeunes du quartier. C'est une des raisons pour
lesquelles le Port de Montréal soutient le projet. De plus, Hochelaga-Maisonneuve
est né avec l'agrandissement du Port vers l'Est et ses résidents font partie de la
communauté avoisinante.

Vélopousse : une formule particulière

Dans plusieurs villes du monde, des vélopousses offrent des services de taxi ou de visite touristique. Mais Vélopousse Maisonneuve a un petit quelque chose de plus.

Francine St-Onge, agente de développement au Carrefour jeunesse-emploi Hochelaga-Maisonneuve, avait vu des vélopousses dans d’autres pays. Et l’idée l’avait séduite. « Notre formule à nous est particulière : elle est d’abord un projet de communauté », dit-elle. Le but premier ici est de créer des emplois de qualité pour des jeunes du quartier âgés de 20 à 30 ans.


Un bon nettoyage avant d'entreprendre la journée : faut
que ça brille !

« On les forme, on les paye bien, on se préoccupe de leur santé, on leur fournit l’équipement et on les consulte beaucoup. C’est LEUR projet », dit-elle.

L’objectif, explique-t-elle, est de pourfendre les préjugés à l’endroit du quartier Hochelaga-Maisonneuve et de rendre leur fierté à ses habitants. On veut également augmenter la fréquentation des commerces. 

Pendant la visite, les cycloguides de Vélopousse Maisonneuve ne font pas qu’énumérer les statues et les monuments; ils nous parlent aussi du puissant modèle de développement social du quartier, de la multitude d’organismes d’entraide et du sentiment de solidarité et de fierté qui émane d’eux tous… à commencer par les «vélopoussiens» eux-mêmes.

À sa troisième saison, le projet Vélopousse Maisonneuve a prouvé qu’il avait de l’étoffe et qu’il était là pour rester. À preuve, le prix ESTim de la Chambre de commerce de l’Est de Montréal, catégorie Innovation, qu’il a remporté l’an dernier. Cette année, depuis le début des activités, le 14 juin, Vélopousse a accueilli et transporté plus de 700 passagers, et la saison n’est pas terminée ! Les vélopousses demeureront en service les fins de semaine en septembre et jusqu’au 12 octobre. Pour consulter l’horaire et les points d’embarquement : www.velopousse.com/fr/p/circuitstouristiques.

De la synergie


Réjean Charbonneau, directeur-archiviste de l'Atelier d'histoire d'Hochelaga-
Maisonneuve, transfère ses vastes connaissances aux cyclo-guides, avant le début
de la saison. L'apprentissage se déroule sur le terrain, dans la bonne humeur.

Anne St-Pierre et Francine St-Onge ont eu un rôle particulièrement important à jouer dans l’élaboration, l’organisation et la réalisation du projet Vélopousse Maisonneuve. La première est directrice générale adjointe au développement de la main-d’œuvre de la CDEST et directrice du Carrefour jeunesse-emploi Hochelaga-Maisonneuve (CJE HM), et la seconde est l’agente de développement du CJE HM.


Pousse-pousse au japon, au 19e siècle.

Le 7 octobre 2011, dans le cadre d’une présentation du projet au comité du Pôle Maisonneuve de l’arrondissement Mercier–Hochelaga-Maisonneuve, le Parc olympique décide de s’engager financièrement et d’offrir l’appui de son équipe pour l’implantation de Vélopousse Maisonneuve.

Les deux initiatrices du projet ont ensuite convaincu plusieurs organisations et entreprises de s’impliquer pour assurer la viabilité de Vélopousse Maisonneuve : la caisse populaire Desjardins d’Hochelaga-Maisonneuve, le Port de Montréal, l’arrondissement Mercier–Hochelaga-Maisonneuve, Espace pour la vie, plus de nombreux partenaires aux opérations comme Y’a QuelQu’un l’aut’bord du mur, les Promenades et l’atelier d’Histoire d’Hochelaga-Maisonneuve, le marché Maisonneuve et même des commerces comme la Poissonnerie Capitaine Crabe !


Cyclotaxi à Lyon, en France.

Le Port de Montréal est extrêmement heureux de participer à la réalisation de ce beau projet qui s’inscrit en plein dans son axe d’investissement communautaire : il s’adresse aux jeunes de la communauté voisine du port, il valorise leur implication et il leur procure un emploi intéressant. Ce projet a de l’avenir, et le Port entend bien en demeurer longtemps un partenaire enthousiaste. (Liste complète des partenaires)

Du pousse-pousse au vélopousse

Avec son projet de vélopousses, Hochelaga-Maisonneuve fait maintenant partie d’une large communauté de villes qui ont adopté ce moyen de locomotion, à des fins culturelles, touristiques ou pratiques.


Une version motorisée, l'autopousse, est notamment
répandue à Bangok, en Thaïlande.

Le pousse-pousse a vu le jour au Japon il y a plus de 150 ans. Deux ans après son apparition, 40 000 pousse-pousse sillonnaient la ville de Tokyo. Sa popularité a explosé et son utilisation s’est rapidement répandue dans tous les pays d’Asie. Les premiers pousse-pousse étaient tirés par des hommes. Puis, on a pensé à un croisement avec le vélo : c’est ainsi qu’est né le cyclopousse ou vélopousse.

Aujourd’hui, des cyclopousses ou cyclotaxis sont présents dans plusieurs grandes villes du monde, comme Paris et New York, à des fins touristiques ou pratiques. Une version motorisée, l’autopousse, est également répandue dans quelques villes, notamment Bangkok, en Thaïlande.