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VOISINS DU PORT

Le point sur les travaux dans le port

Secteurs Viau et Maisonneuve

La première phase des travaux de réaménagement des secteurs Viau et Maisonneuve est terminée. Ensemble, ces deux terrains peuvent maintenant accueillir 200 000 conteneurs de plus, pour un total de 1,7 million de conteneurs EVP (équivalents 20 pieds). Transports Canada a collaboré à ce projet avec une contribution de 15,1 millions de dollars. Le coût total des travaux est évalué à près de 40 millions de dollars.

Amélioration des postes à quai, secteurs 101 et 102

Le Port de Montréal achève le réaménagement de certains secteurs situés dans sa partie est. On accroît la profondeur des postes à quai aux secteurs 101, 102, 105 et 106. On accroît également la longueur du poste à quai du secteur 102, de sorte qu’il puisse accueillir de plus gros navires.

Au secteur 102, on a remis le quai en état : on a solidifié la structure de rétention et on a refait le béton au-dessus de l’eau et sous l’eau. Pour cette phase des travaux, il a fallu faire appel aux plongeurs. Mais cela se déroulait pendant l’hiver, alors pour plonger dans l’eau glacée, les plongeurs devaient porter de lourds scaphandriers chauffés, et leur temps maximal sous l’eau était limité à 45 minutes. 

Pour recevoir de plus gros navires, il fallait également rallonger le quai de 40 mètres (132 pieds). Pour ce faire, on a opté pour la construction de deux ducs-d’Albe. Un duc-d’Albe est un pilotis ancré au fond de l’eau, qui permet au navire d’accoster et de s’amarrer.

On a nommé ducs-d’Albe ces dispositifs d’accostage et d’amarrage en référence à l’Espagnol Ferdinand Alvare de Tolède, duc d’Albe, qui vécut au 16e siècle. Il faisait amarrer ses bateaux à des pieux fichés au fond de l’eau.

Traditionnellement faits de bois, les ducs-d’Albe, surtout ceux qui sont destinés à héberger les gros navires marchands, sont aujourd’hui composés d’acier et de béton.

Pendant les travaux, le Port de Montréal a fait le suivi des bruits émis par le chantier. Mais étant donné qu’on avait choisi d’installer les pieux par forage plutôt que par enfoncement, il n’y a pas eu de bruit dérangeant pour la population avoisinante ou la faune aquatique.


La barge jaune est utilisée par les plongeurs. La barge bleue sert à l’excavation du sol marin.
 

9 décembre 2013. Le travail se poursuit, beau temps, mauvais temps.
 

Pour consolider les quais, on installe des tirants. Ce sont ces grosses tiges de métal fixées à un bloc de béton, qui partent du terrain, qui vont jusqu’au bout du quai et qui tirent ce dernier vers la terre. Les tirants font contrepoids aux navires amarrés qui, eux, tirent le quai vers l’eau.
 

Le long des quais, la vision des plongeurs est réduite. Les nouvelles technologies d’imagerie 3D sont alors d’un grand secours pour l’inspection des structures sous-marines : elles offrent une image extrêmement précise de l’état de la portion submergée du quai. Ainsi, on remarque que le 3e pilier du quai, à partir de la droite, est endommagé et qu’il a besoin d’une réparation. Au Port de Montréal, cette technologie est en évolution constante. À ce chapitre, il fait d’ailleurs figure de leader.
 

On procède ici à une réparation majeure du mur-poids, c’est-à-dire le mur de façade du quai.
 

On commence les travaux d’installation des ducs-d’Albe. On enfonce d’abord des pieux dans le fond marin. On opte pour la technique de forage, plutôt que pour celle où on enfonce les pieux avec une masse, comme un clou avec un marteau. La technique de forage est la moins bruyante.
 

Un plongeur est en train d’effectuer une soudure au gabarit de métal qui guidera les pieux du futur duc-d’Albe pour qu’ils aillent se ficher au bon endroit, au fond de l’eau.
 

Les trois pieux de l’un des deux ducs-d’Albe sont en place. Ils sont en acier et mesurent environ 25 mètres (82 pieds) : 7,5 mètres (24,5 pieds) sont enfoncés dans le roc, au fond de l’eau, et 5 mètres (16 pieds) surgissent à la surface de l’eau. On les manipule au moyen d’une grue. Une fois en place, ces pieux sont destinés à supporter un bloc de béton sur lequel reposera un système d’amarrage pour les navires.
 

On construit ce bloc en fabriquant d’abord une armature métallique…
 

… qu’on recouvre d’un coffrage de bois…
 

… et dans lequel on coule du béton. Une fois le béton durci, on le libère de son coffrage. Et voilà le travail !
 

David Dionne, l’ingénieur du Port de Montréal responsable de ce projet, nous explique comment fonctionnent les «bollards» haute technologie. Le bollard traditionnel est un pilier court et trapu, installé sur le quai, et autour duquel s’attache l’amarre du navire. Le « bollard » moderne a des griffes qui retiennent le câble d’amarrage. Au moment de larguer les amarres, les griffes se détendent et relâchent automatiquement le câble.
Il existe une multitude de modèles de ducs-d'Albe: