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Louis Bellemare ne cache pas sa joie, en acceptant
le prix ESTim.

 

Un prix ESTim pour Samajam

« Samajam! » Louis Bellemare était aux anges: son organisme venait de remporter le prix ESTim, dans la catégorie Arts et culture. L’événement de remise des prix, organisé par la Chambre de commerce de l’Est de Montréal a eu lieu le 8 mai dernier, dans une ambiance festive à souhait.

Samajam, c’est cet organisme culturel et d’économie sociale, sans but lucratif, dont le Port de Montréal est un fier partenaire depuis les quatre dernières années. Les interventions de l’organisme aident les jeunes à développer un sentiment d’appartenance envers leur école. Pour créer cette atmosphère magique qui ravit et stimule les enfants, les musiciens de Samajam utilisent la musique de percussion, le chant et la danse.

Le projet Persévérance scolaire Montréal Samajam est maintenant considéré comme le plus important projet musical pour lutter contre le décrochage scolaire au Québec. L’organisme est présent dans plusieurs régions du Québec, notamment dans deux écoles de la communauté voisine du port, l’école Saint-Clément et l’école Irénée-Lussier.

Mission particulière

À l’école Irénée-Lussier, le rôle de Samajam est particulier, car les musiciens ont affaire à des jeunes de 12 à 21 ans qui souffrent de déficience intellectuelle.


 

« Est-ce que vous sentez l’énergie ? », crie Louis Bellemare, en tapant des mains au rythme des tam-tams. « Oui! », crient d’une seule voix la centaine de jeunes rassemblés dans la grande salle de l’école pour le spectacle de fin d’année de ce 13 mai 2014. Le prof de musique se met à danser et les élèves scandent : « Antoine!  Antoine! » Tour à tour, les groupes s’exécutent. Ils ont bien appris leur numéro de percussion, de chant et de danse.

« Ce projet change tout, dans cette école », dit Vania Aguiar, présidente du conseil d’établissement et mère d’un garçon de 18 ans, Henri-Louis, qui est atteint d’une déficience intellectuelle modérée à sévère et qui ne parle pratiquement pas. « Mon fils adore la musique et il aime participer. Depuis qu’il joue du tam-tam, il est plus épanoui qu’avant. »

Pour les élèves qui souffrent de surdité, les percussions représentent un canal de communications sans pareil, car leurs oreilles perçoivent bien les vibrations des tam-tams. Du coup, le monde s’ouvre à eux; ils « entendent » enfin la même chose que leurs amis, et ils dansent de joie.

Samajam offre depuis six ans ses grands projets liés à la persévérance et à la réussite scolaire. L’organisme intervient auprès de 3 000 jeunes chaque semaine.

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