Commercer avec le monde

Livraison spéciale à Bickerdike !

Le terminal Bickerdike reçoit régulièrement des marchandises hors du commun.

Ce fut le cas en juillet dernier, alors que le navire allemand M/V Lone livrait six locomotives rouges flambant neuves, fabriquées en Allemagne par Alstom, chargées au port de Brême et destinées à la ville d’Ottawa. On ne débarque pas ce genre de « colis » avec une grue à conteneur ou une pelle à vrac. Toute une armada était sur place pour transborder les locomotives du navire au quai, une opération délicate.


Le M/V Lone, conçu spécialement pour les marchandises surdimensionnées, a ses propres déchargeurs.
 

 

 

 

 


Les six locomotives étaient alignées sur deux étages, dans la cale du navire. Chacune fait 42 mètres de long, près de 3 mètres de large, et pèse 69 tonnes métriques. Du gros bétail !
 

On commence par harnacher solidement la locomotive. « Alstom nous avait envoyé des photos qui nous montraient comment installer des poutres de métal sous une locomotive et y attacher les harnais pour la soulever », dit Don Scardochio, directeur des opérations du terminal Empire. La locomotive est attachée à trois endroits, pour bien répartir le poids et pour assurer sa stabilité dans les airs.
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


C’est un travail qui exige une excellente coordination entre l’équipage du navire – au moins huit personnes –, l’équipe du terminal Empire et les débardeurs.
 

Une fois bien attachée, la locomotive est soulevée lentement et extirpée du navire. Ce sont des membres de l’équipage du M/V Lone qui manœuvrent les grues installées sur le navire.
 


La locomotive est ensuite déposée lentement et avec précaution sur le quai.

                                                                                                                                                             


Le spectacle vu du quai : les grutiers sont en communication radio constante avec les hommes au sol.                                                                                                                                              

Il s’agit maintenant de descendre la locomotive sur le chemin de fer du quai.                                                                                                                                                                                                                          

Ce sont, encore une fois, des membres de l’équipage qui s’assurent que les roues de la locomotive épousent parfaitement le rail.
 

La locomotive est ensuite attachée à un chariot élévateur…                                                                                       
                                                                                             

… qui la tirera pour la garer plus loin, sur la jetée, afin de faire de la place pour la prochaine locomotive.

Lorsque c'est terminé, ne reste plus qu’à répéter ces opérations cinq autres fois. En tout et pour tout, le déchargement aura duré toute une journée.

Des « colis » bien spéciaux arrivent régulièrement au terminal Bickerdike : turbines hydroélectriques destinées à des projets outremer, immenses pales d’éolienne et même pièces à assembler pour construire une usine. « Chaque projet est unique et nous les traitons un à la fois », dit Don Scardochio, directeur des opérations chez Empire Stevedoring.

En 1960, le Port de Montréal a même reçu une girafe prénommée Berth, arrivée par navire pour emménager au Zoo de Granby.