Commercer avec le monde

GROS PLAN

lantic : une centenaire toujours active


L’usine de Lantic a été la première à être construite dans l’ancienne ville de Maisonneuve. Elle fait affaire avec le Port de Montréal depuis 127 ans sans interruption, ce qui en fait l’un de ses plus vieux partenaires.


Les habitués de la rue Notre-Dame sont familiers avec la pastille rouge
de Lantic.

Tous les Montréalais connaissent la silhouette de la vieille dame de brique rouge assise sur la rue Notre-Dame, au pied du boulevard Pie-IX, et qui sucre nos desserts depuis 1888.

Été comme hiver, tout juste derrière la bâtisse affichant la pastille rouge de Lantic, le quai Sutherland accueille les navires chargés au maximum de leur capacité de sucre blond, la plupart en provenance des cannes à sucre du Brésil, mais aussi du Nicaragua et de la Colombie, à raison de un bateau toutes les trois semaines. Les grues déchargent le sucre brut sur un convoyeur qui se rend directement dans l’entrepôt.

Les 300 travailleurs de Lantic raffinent 500 000 tonnes de sucre chaque année, et ils nous le servent sous forme de sucre fin, extra-fin ou à glacer, de sucre en cubes, de cassonade ou de mélasse. Lantic fournit aussi du sucre liquide qui sera livré par camion-citerne à des entreprises d’alimentation ou par wagon-citerne à d’autres centres de distribution. Dans son établissement de Toronto, Lantic fabrique des produits à sec : six énormes mélangeurs brassent des mélanges pour boissons à cristaux, pour thés glacés ou à base de cacao, des gélatines, etc.

Parmi ses clients, on retrouve les grands joueurs de l’industrie de l’alimentation comme Loblaws ou Pepsi, des chocolatiers et autres confiseurs.


Canne à sucre

Le sucre qui arrive par navire a déjà été raffiné à plus de 90 % près de la plantation, car la canne à sucre est très délicate et elle se gâte rapidement. D’abord, la canne à sucre est écrasée, puis le sucre est extrait dans de l’eau. Le jus qui contient le sucre est ensuite clarifié et évaporé. Il en résulte un sirop qui, à son tour, est cuit afin que le sucrose se cristallise. Et voilà le sucre brut, qui peut alors être conservé fort longtemps, chargé sur un navire et transporté jusqu’au quai Sutherland, dans le port de Montréal, puis à la raffinerie de Lantic.

Activités pancanadiennes

Le terrain de jeu de Lantic est très grand : en plus de ses activités à Montréal, l’entreprise s’impose comme le plus important raffineur, transformateur, distributeur et négociant de produits du sucre de l’Ouest canadien. Elle y opère une raffinerie de sucre de canne à Vancouver et une usine de transformation du sucre de betterave à Taber, en Alberta. Mais n’y cherchez pas la pastille rouge Lantic sur les rayons des magasins d’alimentation; ses produits y sont vendus sous la marque Rogers.

On raffine à Montréal depuis 1841


La raffinerie de sucre au début de l'année 1917

La première raffinerie de sucre à Montréal a ouvert ses portes en 1841, grâce au port qui permettait de recevoir la canne à sucre brute en provenance des Antilles. Elle s’appelait la St-Lawrence Sugar Refining Company et elle avait choisi un emplacement au bord du canal de Lachine. Mais en 1887, un incendie ravage la raffinerie. Son propriétaire, monsieur Baumgarten, se tourne alors vers la ville de Maisonneuve, qui fait miroiter des exemptions de taxes pour 20 ans, plus un droit de passage pour une ligne de chemin de fer. En 1980, la raffinerie était rachetée par Lantic, qui en a doublé la capacité de production en 2000.

Pour en savoir plus:

Institut canadien du sucre

Lantic inc.