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Gestion des eaux

Le réseau des Grands Lacs et du Saint-Laurent contient près du cinquième des eaux douces de surface de la planète. Il occupe une place importante dans la réalité géographique et économique de huit États américains (Minnesota, Wisconsin, Illinois, Indiana, Michigan, Ohio, Pennsylvanie et New York) et de deux provinces canadiennes (Ontario et Québec).

Avec 10 convives de deux nationalités différentes autour de la table, pas facile de gérer l’utilisation de ce gigantesque réservoir. Surtout que les appétits des uns peuvent nuire aux autres. Et que le Québec se trouve tout au bout de la table.

C’est pour prévenir et résoudre les différends au sujet de l’utilisation des eaux que se partagent le Canada et les États-Unis et régler d’autres problèmes transfrontaliers qu’a été signé, en 1909, le Traité des eaux limitrophes. De ce traité est née la Commission mixte internationale (CMI), dont le mandat est de veiller à une juste utilisation des eaux limitrophes entre les deux pays, dont celles des Grands Lacs. La CMI a tenu sa première assemblée en 1912, et elle s’est employée depuis à résoudre plus d’une centaine de questions dont l’ont saisie les deux gouvernements fédéraux.

Les eaux des Grands Lacs sont utilisées à plusieurs fins : les villes les utilisent comme source d’eau potable et les industries s'y approvisionnent en eau douce et y éliminent les eaux résiduaires. Les exploitations agricoles utilisent les eaux des Grands Lacs pour l'irrigation. Elles servent également à produire de l'énergie hydroélectrique fournie par le débit des cours d'eau et les barrages qui ont été construits, dont celui de Moses-Saunders entre le lac Ontario et le Saint-Laurent. Les navires de plaisance sillonnent également ses eaux intérieures. Et, bien sûr, les eaux des Grands Lacs sont d’une importance capitale pour les navires de marchandises qui naviguent sur le réseau des Grands Lacs et sur le Saint-Laurent. D’où le souci de toute l’industrie maritime le long du Saint-Laurent de s’assurer que les convives « d’en haut » ne retiennent pas les eaux pour leurs propres fins.

L’accord de la CMI en ce qui concerne le niveau du fleuve garantit que le niveau d’eau dans le fleuve sera toujours maintenu au niveau naturel qu’il aurait s’il n’y avait pas de barrage en amont. Si le niveau du Saint-Laurent est inférieur à son niveau naturel, les vannes du barrage seront ouvertes.