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Halte aux débordements de diesel

Le 19 juin dernier, Marc Dufresne, superviseur à la gestion des infrastructures, étrennait le nouveau bec de remplissage de carburant des locomotives. Jean-Claude Bouthillier, venu livrer le carburant, a introduit l’adaptateur du bec dans le réservoir de la locomotive, avant d’y fixer le tuyau relié au camion d’Ultramar. Puis, une fois étanchée la soif de la locomotive, le capteur du bec a senti que le réservoir était plein et le remplissage s’est arrêté automatiquement. Pas une goutte n’a débordé. Nathalee Loubier, conseillère en environnement au Port de Montréal, a félicité l’équipe de Marc Dufresne : « C’est une excellente initiative ! »

Les déversements de carburant pendant le remplissage des véhicules sont généralement considérés comme à peu près inévitables. Comme ils sont mineurs, on a tendance à les ignorer. Mais si on déverse, ne serait-ce que quelques gouttes, au même endroit pendant 20 ans... on se retrouvera avec un sol contaminé !

Pour régler ce problème, le Port de Montréal envisageait de construire une aire de ravitaillement bétonnée munie de caniveaux de récupération. Une solution efficace et un peu coûteuse – 600 000 $ –, mais qui en valait la peine… jusqu’à ce que Robert Sauvé, le directeur de la gestion des infrastructures, découvre, en faisant une recherche sur Google, l’existence du fameux bec de remplissage. Son prix : moins de 2 000 $. Il fonctionne selon le même principe que ceux qu’on utilise aux stations-services, en mille fois plus performant. On s’en sert pour ravitailler les avions en plein vol, par exemple, là où il faut une précision et une étanchéité infaillibles.