Commercer avec le monde

En bref

Festa italienne

La Maison des marins a servi pas moins de 550 convives, le 10 octobre dernier, lors de sa Festa italienne annuelle. Pour l’occasion, la gare maritime Iberville s’était transformée en salle à manger; du coup, elle sentait bon les rigatonis, le prosciutto, les saucisses… et la sauce tomate, évidemment. Le dîner réunissait les acteurs de l’industrie du transport maritime, qui avaient invité à leur table des employés et des amis. Les mets avaient été préparés par la famille Iacono du restaurant Le Muscadin, situé dans le Vieux-Montréal. Des bénévoles du Port de Montréal ont prêté main-forte aux organisateurs.

Cette collecte de fonds a permis à la Maison des marins de récolter près de 50 000 $. La Maison des marins de Montréal est un organisme sans but lucratif qui a pour mission d’assurer le bien-être matériel, social et spirituel des marins qui font escale à Montréal. Elle est ouverte sept jours sur sept et elle accueille 13 000 marins chaque année. marinershouse.ca
 

Une passerelle finaliste

Une passerelle construite l’an dernier par le Port de Montréal s’est classée finaliste aux Prix d’excellence 2013 de l’Institut canadien de la construction en acier. Cette passerelle toute neuve enjambe la route du Port pour relier le stationnement, utilisé notamment par les débardeurs, au terminal Maisonneuve. Elle a été réalisée par une équipe dirigée par David Dionne, ingénieur au Port de Montréal, et composée de Salah Assal, pour Fabrispec, de Clément Bastien, pour Birtz Bastien Beaudoin Laforest architectes, de Laurent Desourdy, pour Construction DJL, et de Marc Melançon, pour EXP. services-conseils.

 

 


Parole de marin

"Branle-bas de combat !"


 

Le « branle » était le nom donné au hamac dans lequel dormaient les marins, sur les voiliers de la marine de guerre, au XVIIsiècle. Quand le bateau était attaqué, on lançait le signal : Branle-bas de combat ! Cela signifiait que chaque marin devait décrocher son hamac pour avoir plus d’espace et plus de liberté de mouvement pour combattre l’ennemi. On mettait les branles dans les filets de bastingage et on dégageait les batteries pour se préparer au combat. Cette manœuvre se faisait rapidement, dans l’urgence et dans une agitation intense.

Plus tard, au XIXsiècle, on a commencé à utiliser l’expression « Branle-bas de combat » pour désigner une agitation désorganisée, la préparation frénétique d’une activité.


 

 

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La Question

Qu'est-ce que le tirant d'air ?


Le pont Laviolette de Trois-Rivières

On connaît le tirant d’eau : c’est la hauteur de la partie du navire qui est submergée, c’est-à-dire qui se retrouve sous l’eau.

Logiquement, le tirant d’air, c’est, vous l’aurez deviné, la hauteur de la partie du navire émergée, c’est-à-dire qui est hors de l’eau. Autrement dit, la partie que l’on voit lorsqu’un bateau est à l’eau.

Pourquoi cette information est-elle importante pour les navires qui naviguent sur le fleuve Saint-Laurent ? Tout simplement parce que des ponts et des fils électriques enjambent le fleuve. Les navires ne doivent pas excéder une certaine hauteur, sous peine de les heurter. L’obstacle incontournable le plus bas, sur le fleuve, est le pont Laviolette, à Trois-Rivières, qui ne laisse que 52 mètres de dégagement sous sa structure. Les navires qui ont un tirant d’air de plus de 52 mètres ne peuvent donc pas remonter le fleuve plus loin.

Le tirant d’air est une donnée primordiale, particulièrement pour les navires de croisière. S’ils sont généralement moins lourds que les navires marchands, et qu’ils ont donc un tirant d’eau moins grand, en revanche, ils sont davantage construits en hauteur. Les nombreux ponts – ou étages – destinés aux activités des passagers font rapidement grimper leur tirant d’air. Un navire de croisière comme le Queen Mary 2, de la compagnie Cunard, compte 15 ponts et a un tirant d’air de 72 mètres, pour un tirant d’eau de seulement 10 mètres, alors que le tirant d’eau d’un gros porte-conteneurs peut atteindre 15 ou 17 mètres.

Certaines lignes électriques qui traversent le fleuve ont une hauteur moindre que le pont Laviolette. Hydro-Québec songe à les rehausser à 52 mètres, ce qui permettra à des navires de croisière plus gros de rallier le port de Montréal.


chasseurs d’image

Carnet de bord est fier de publier des photos de ses lecteurs. Les passionnés de navires sont très nombreux à Montréal, et plusieurs d’entre eux manient très bien l’appareil photo. On peut les voir, à toute heure du jour et, presque, de la nuit, aux aguets, attendant patiemment que le navire ciblé daigne montrer son meilleur profil. Ils recherchent le rayon de soleil qui fera scintiller les eaux ou bien ils misent sur de lourds nuages pour conférer à la scène un effet dramatique. 
Faites-nous parvenir vos photos : carnetdebord@port-montreal.com
 


L'Oceanex Cabot. Photo de René Beauchamp

René Beauchamp
« J’ai photographié mon premier bateau en décembre 1966, entre Noël et le jour de l’An », se rappelle René Beauchamp, employé des Postes à la retraite. Ce bateau, c’était le Helga Dan, de l’armateur danois Lauritzen. « Il était rouge. »

Adolescent, René Beauchamp aimait observer les navires ancrés à Longue-Pointe, qu’il voyait de sa maison, sur la rue Mercier, entre Notre-Dame et Bellerive. Les jours de brouillard, la plainte de leur corne de brume l’impressionnait. « J’ai commencé à travailler pour Postes Canada en décembre 1965 et, le Noël suivant, je me suis offert en cadeau un appareil photo pour photographier les navires. » Il n’a jamais cessé. C’est un passionné. Vous en connaissez beaucoup, vous, des gens qui, quand on leur demande où ils habitent, répondent : « Entre Cast et les quais des pétroliers » ?

 


Le AIDAbella. Photo de Édouard Painchaud

Édouard Painchaud
Il était aux alentours de 7 h 15, le matin du 2 octobre, et Édouard Painchaud était déjà posté devant la Gare maritime Alexandra, sur la rue Pierre-Dupuy de la Cité du Havre, appareil photo braqué vers l’est, son vélo appuyé sur la clôture, près de lui. Puis, dans ce petit jour cotonneux, avant le soleil, il est arrivé dans toute sa blancheur. Le AIDAbella ! Il passait pour la première fois sous le pont Jacques-Cartier.

« En mars, je consulte l’horaire des navires de croisière, sur le site du Port de Montréal. J’en retiens quelques-uns, je trouve leur photo sur Internet et j’inscris la date de leur arrivée sur mon calendrier. Au jour J, je suis là », explique Édouard Painchaud.

Quand il ne les prend pas en photo, il les reproduit. À la retraite depuis 15 ans, il s’est trouvé un passe-temps : faire des maquettes. « J’ai fait le AIDAaura, et aussi le Titanic, car je voulais voir la place qu’il aurait prise s’il était venu dans le port de Montréal », dit celui qui, tout jeune, habitait Sainte-Angèle, sur la rive sud, en face de Trois-Rivières. « J’ai vu passer les grands navires blancs Empress qui nous amenaient des immigrés dans les années 1950 ! »


 


 

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