Commercer avec le monde

En bref

Ils hibernent, comme les ours


 

Pendant tout l’hiver, on a pu voir trois navires se serrer frileusement les uns contre les autres comme trois frères, à la jetée Alexandra de la gare maritime Iberville. Ces trois navires marchands de la flotte d’Algoma Central ont hiberné à Montréal, avant de reprendre du service, le printemps venu. L’Algolake et l’Algosoo ont repris la mer au début d’avril, tandis que l’appareillage de l’Algoma montréalais est prévu pour plus tard. Algoma Central est le plus important transporteur maritime canadien sur les Grands Lacs. Le 15 janvier dernier, il a inauguré un nouveau navire, le M/V Algoma Equinox.

Cet hiver, 23 navires ont hiberné dans le port de Montréal. Il s’agissait essentiellement de navires appartenant à des compagnies maritimes canadiennes, comme Transports Desgagnés, CSL et Algoma.

Accord commercial Canada-Europe : promesse d’une hausse de trafic

Le 24 octobre dernier, les ministres fédéraux Ed Fast (Commerce international), et Steven Blaney (Sécurité publique et Protection civile) ont donné une conférence de presse au Port de Montréal. Le sujet : la signature d’un nouvel accord commercial entre le Canada et l’Union européenne. Il est raisonnable de croire que l’abolition des frais de douanes entre les pays de l’Union européenne et le Canada entrainera une augmentation des ventes de produits entre ces deux marchés et, par conséquent, une augmentation de la livraison de ces marchandises, dont la très grande majorité passe par le port de Montréal. Lire le communiqué de presse
 


 

Une application mobile

Le Port de Montréal a profité de l’événement de la Canne à pommeau d’or, tenu le 3 janvier dernier, pour lancer sa toute première application mobile. On y revoit en accéléré, par le biais d’une course ludique, l’histoire du Port de Montréal et de la tradition de la Canne à pommeau d’or. Information

 

Le Port innove en environnement

Les travaux au secteur Viau, situé au sud de la rue Notre-Dame et au bout de la rue Viau, ont été l’occasion pour les ingénieurs du Port de Montréal d’appliquer une nouvelle méthode pour réutiliser un matériau. Le projet : solidifier le sol pour qu’il puisse recevoir sans broncher jusqu’à quatre rangées de haut de conteneurs. On a d’abord creusé et extrait les sols, qui étaient trop mous pour supporter les conteneurs. Puis, on les a mélangés à du ciment, pour former une pâte très épaisse et extrêmement solide, qu’on a étendue et compactée au fond du terrain excavé. Faute de réutiliser ces sols, il aurait fallu les éliminer en les envoyant dans un lieu d’enfouissement technique, et les remplacer par des sols de meilleure qualité. Tous ces trajets de camions épargnés équivalent à une économie de 170 tonnes de gaz à effets de serre.

Nominations au Port

Le départ à la retraite du capitaine du Port et vice-président aux opérations, Jean-Luc Bédard, a donné lieu à de nouvelles nominations. Ainsi, Daniel Dagenais, qui était directeur aux opérations, a été nommé vice-président aux opérations. De plus, un nouveau capitaine du Port a été recruté en la personne de Christian Demers, qui assume également la direction des opérations.
 


Parole de marin


 

"Battre son plein"


 

À l’origine, le « plein » désignait la marée haute. Lorsqu’elle atteignait son plus haut niveau, on disait que la mer battait son plein. Les vagues venaient alors battre le rivage au plus fort de leur activité.

Aujourd’hui, on utilise cette expression pour signifier qu’un événement atteint son point culminant. On dira, par exemple, que « la fête bat son plein ».
 


La Question

Combien de terminaux à conteneurs le Port de Montréal possède-t-il ?


 

Il en possède quatre : les terminaux Bickerdike, Racine, Maisonneuve et Cast.

Le terminal Bickerdike, situé à l’extrémité ouest du territoire du port, reçoit des porte-conteneurs qui assurent le service entre Terre-Neuve et le continent.

Les trois autres terminaux ont une vocation internationale. Ils occupent des terrains situés plus à l’est, entre les rues Dikson et Liebert. Ils accueillent des navires en provenance de toutes les parties du monde : Asie, Europe, Afrique et Amérique latine.

En 2013, ces terminaux ont manutentionné 11,9 millions de tonnes de marchandises transportées par conteneurs. Le transport par conteneurs ne cesse d’augmenter, partout dans le monde. Parmi ses nombreux avantages, il y a le fait que ces grandes boites sont facilement transbordables d’un navire à un camion ou à un train. Puis, elles garantissent une excellente conservation de la marchandise : les conteneurs sont étanches, et on peut en contrôler la température pendant le transport de produits périssables comme les fruits.

 


chasseurs d’image

Carnet de bord est fier de publier des photos de ses lecteurs. Les passionnés de navires sont très nombreux à Montréal, et plusieurs d’entre eux manient très bien l’appareil photo. On peut les voir, à toute heure du jour et, presque, de la nuit, aux aguets, attendant patiemment que le navire ciblé daigne montrer son meilleur profil. Ils recherchent le rayon de soleil qui fera scintiller les eaux ou bien ils misent sur de lourds nuages pour conférer à la scène un effet dramatique. 
Faites-nous parvenir vos photos : carnetdebord@port-montreal.com
 


L'Oceanex Cabot. Photo de René Beauchamp

René Beauchamp
« J’ai photographié mon premier bateau en décembre 1966, entre Noël et le jour de l’An », se rappelle René Beauchamp, employé des Postes à la retraite. Ce bateau, c’était le Helga Dan, de l’armateur danois Lauritzen. « Il était rouge. »

Adolescent, René Beauchamp aimait observer les navires ancrés à Longue-Pointe, qu’il voyait de sa maison, sur la rue Mercier, entre Notre-Dame et Bellerive. Les jours de brouillard, la plainte de leur corne de brume l’impressionnait. « J’ai commencé à travailler pour Postes Canada en décembre 1965 et, le Noël suivant, je me suis offert en cadeau un appareil photo pour photographier les navires. » Il n’a jamais cessé. C’est un passionné. Vous en connaissez beaucoup, vous, des gens qui, quand on leur demande où ils habitent, répondent : « Entre Cast et les quais des pétroliers » ?

 


Le AIDAbella. Photo de Édouard Painchaud

Édouard Painchaud
Il était aux alentours de 7 h 15, le matin du 2 octobre, et Édouard Painchaud était déjà posté devant la Gare maritime Iberville, sur la rue Pierre-Dupuy de la Cité du Havre, appareil photo braqué vers l’est, son vélo appuyé sur la clôture, près de lui. Puis, dans ce petit jour cotonneux, avant le soleil, il est arrivé dans toute sa blancheur. Le AIDAbella ! Il passait pour la première fois sous le pont Jacques-Cartier.

« En mars, je consulte l’horaire des navires de croisière, sur le site du Port de Montréal. J’en retiens quelques-uns, je trouve leur photo sur Internet et j’inscris la date de leur arrivée sur mon calendrier. Au jour J, je suis là », explique Édouard Painchaud.

Quand il ne les prend pas en photo, il les reproduit. À la retraite depuis 15 ans, il s’est trouvé un passe-temps : faire des maquettes. « J’ai fait le AIDAaura, et aussi le Titanic, car je voulais voir la place qu’il aurait prise s’il était venu dans le port de Montréal », dit celui qui, tout jeune, habitait Sainte-Angèle, sur la rive sud, en face de Trois-Rivières. « J’ai vu passer les grands navires blancs Empress qui nous amenaient des immigrés dans les années 1950 ! »


 


 

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